Le lendemain, le mieux s'était confirmé et même augmenté. Thérèse alla se confesser à l'église et prit part à tous les exercices de retraite de l'après-midi. Le dimanche, levée dès 5 heures du matin, elle assista, non seulement à la Messe de communion, mais encore à la grand'Messe, aux Vêpres et à la procession extérieure, sans aucune fatigue. Le lendemain, elle assista à la Messe d'actions de grâces, et le surlendemain, au pèlerinage de Notre-Dame de Grâce, à Honfleur.

Depuis, elle n'a jamais été malade, si bien que je suis heureuse de pouvoir la compter au nombre de ceux qui ont manifestement éprouvé la bienfaisante protection de la petite Sr Thérèse dont elle porte le nom.

En foi de quoi j'ai signé la présente attestation.

Mme M.

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93.

X. (Loire-Inférieure), 20 juillet 1910.

Le 2 janvier, une de nos élèves, âgée de onze ans, enfant de complexion délicate, est prise de la fièvre; on la soigne pour un point de côté.

Quinze jours plus tard, la fillette se lève et constate que les jambes lui font mal, qu'elle a beaucoup de peine à marcher. Le médecin attribue ses souffrances à la faiblesse, ordonne des fortifiants et fait frictionner les jambes; mais notre petite malade ne peut souffrir qu'on y touche sans pousser des cris, tant les douleurs sont vives et le mal fait des progrès.

Un second médecin consulté déclare de la métrifrictrique et veut forcer l'enfant à marcher; celle-ci ne peut plus faire un pas seule et sans grandes douleurs, les frictions deviennent intolérables.