Je ne cesse de remercier chaque jour ma chère petite sainte car, en plus de ma guérison, elle m'a obtenu de très grandes grâces spirituelles. Aussitôt que je me sentis guérie, j'éprouvai un bonheur inexprimable, une sorte de faim de prière. Il me semblait m'entendre dire: «Prie, prie sans cesse.» J'aurais voulu, je voudrais encore pouvoir le faire jour et nuit et être retirée dans un cloître afin de prier avec plus de recueillement.

Comment après cela, ma révérende Mère, vous dire mon affection et ma reconnaissance pour Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus?... Je voudrais faire connaître partout la bonté et la puissance de ma céleste bienfaitrice et répéter sans cesse des paroles à sa louange. Si j'entendais dire quelque chose contre elle, jamais je ne pourrais le supporter.

Sr M.-J., religieuse converse.

Suivent les signatures de la Mère Supérieure, de M. l'Aumônier de l'établissement et le certificat du docteur X.

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112.

R., France, 27 novembre 1910.

M.-M. L., dont les parents demeurent à P. (Côtes-du-Nord), était, il y a trois ans, chez les Sœurs Franciscaines de R., comme aide garde-malade.

Certain jour elle venait de la cuisine portant à bout de bras un grand plateau contenant le repas des malades, quand, à la descente d'un escalier de ciment dont les marches sont bordées de fer, elle glissa, tomba en arrière et se blessa grièvement aux reins et à la hanche droite.—Souffrant beaucoup de ces deux blessures, elle continua très courageusement son travail pendant cinq mois environ.

Elle rentra ensuite chez elle, à P..., pour aider sa mère chargée d'enfants. De plus en plus malade, elle fit ce qu'elle put, s'arrêtant ou marchant, selon le répit laissé par les crises. A ce moment on s'aperçut d'un commencement de claudication. Dix mois environ se passèrent en pareille alternative.