Alors il y eut aggravation du mal par une enflure de la hanche, par «une poussée du corps vers la gauche», comme dit la malade; enfin par un plus sensible rapetissement de la jambe droite.

N'y tenant plus, elle revint à R... le 24 juillet 1910. Malgré les soins des religieuses, la malade dut s'aliter le 3 août suivant, tant les souffrances lui rendaient la marche intolérable. Le 3 août, visite du médecin ordinaire de la communauté, le docteur B., qui diagnostiqua une coxalgie. Le 20 août, il ordonna la mise en gouttière. Les souffrances de la malade étaient passées entre temps à l'état si aigu qu'elle ne pouvait supporter, sans crier, qu'on la touchât aux parties malades: la hanche, les reins et le genou.

C'est à cette époque de douleurs intenses que lui vint l'idée de faire une neuvaine à la «petite sainte de Lisieux»; cette neuvaine commença le 17 septembre 1910, pendant laquelle elle appliqua sur le mal une petite relique. Le 26 septembre, jour final de la neuvaine, aucun changement sensible. On décida de continuer les prières avec application de la relique.

Le lundi 3 octobre, commencement d'une nouvelle neuvaine. Le soir la malade est réveillée subitement par des douleurs atroces qui durèrent sans répit depuis 11 h. jusqu'à 3 h. du matin. A 3 h. elle croit entendre une sorte de craquement dans sa hanche; la souffrance disparaît, elle s'endort. A son réveil, elle assure à la garde-malade qu'elle est guérie; celle-ci ne veut pas le croire; alors la miraculée se lève et se jette dans ses bras.

La Sœur ne peut retenir ses larmes en voyant la réalité du prodige.

La malade était en effet complètement guérie.

(Récit de l'aumônier complété par la miraculée à son pèlerinage d'action de grâces au tombeau de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus.)

Suit le certificat du docteur légalisé à la mairie de R.

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