Encore une remarque sur l'organe guéri: avant de mettre le corps dans le cercueil, un docteur voulut examiner la langue, et nous pûmes voir avec lui qu'elle était restée belle et saine.

Puisse-t-elle chanter maintenant les miséricordes du Seigneur!

Sr X., supérieure.

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122.

X., France, janvier 1911.

A la suite d'une fièvre typhoïde je fus prise, vers la fin de 1908, de vives douleurs au bras gauche qui annonçaient la carie des os. Une large plaie suppurante s'était formée au poignet et un jour, en baignant mon bras, je vis avec frayeur un petit fragment d'os s'en détacher.

Le médecin déclara l'urgence d'une opération: il s'agissait de mettre l'os à nu et de nettoyer la partie atteinte afin d'arrêter—si c'était possible—les progrès du mal.

Un retard forcé me permit d'aller, le 15 avril 1909, me recommander aux prières du Carmel de X. Là on m'engagea à prier Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus et on me remit une de ses reliques. Je l'appliquai sur mon mal et elle y resta pendant la neuvaine que je commençai dès le lendemain, 16 avril, en union avec le Carmel.

Au jour fixé pour l'opération, le médecin arrive avec ses instruments de chirurgie, il stérilise la lancette qui doit fouiller mon pauvre bras tandis que je le débande. J'entre dans la salle d'opération, le docteur s'approche, regarde ma plaie: elle est cicatrisée; il s'écrie: «Mais c'est guéri, il n'y a pas besoin d'opération!» En effet je ne souffrais plus!