Note 95:[ (retour) ] Voir plus haut, page 15.

Note 96:[ (retour) ] Planche [XXXVI].

Note 97:[ (retour) ] Le fruit d'une des variétés du Cactus Opuntia, le Nuchtli des Mexicains, appelé par les Français raquette, à cause de la forme de ses feuilles. «Ce que nos François appellent raquette à cause de la figure de ses feuilles: sur quelques-unes de ces feuilles, longues & herissées, croist un fruict de la grosseur d'une prune-datte; quand il est meur, il est rouge dedans, & dehors comme de vermillon. Il a ceste propriété, qu'il teint l'urine en couleur de fang aussi tost qu'on en a mangé, de sorte que ceux qui ne savent pas ce secret, craignent de s'estre rompu une veine, & il s'en est trouvé qui, aians apperceu ce changement, se sont mis au lit, & ont creu estre dangereusement malades.»—De Rochefort, Voyage aux Antilles, etc., 1658. (Ed. Soc. Hakl.)

Note 98:[ (retour) ] Planche [XXXVII].

Il y a encore d'un autre fruict qui se nomme serolles [99], de la grosseur d'une prune, & est fort jaulne, & le goust comme de poires muscades [100].

Note 99:[ (retour) ] De l'espagnol Ciruela, prune. (Ed. Soc. Hakl.)

Note 100:[ (retour) ] Planche [XXXVIII].

J'ay aussy parlé d'un arbre que l'on nomme palmiste, que je representeray icy [101], qui a vingt pas de29/33 hault, de la grosseur d'un homme, & neantmoins sy tendre que d'un bon coup d'espée on le peut couper tout à travers, parce que le dessus est tendre comme un pied de chou, & le dedans plain de mouelle qui est très bonne, & tient plus que le reste de l'arbre, & a le goust comme du succre, aussy doux & meilleur: les Indiens en font du breuvage meslé avec de l'eau, qui est fort bon.

Note 101:[ (retour) ] Planche [XXXIX].—«Au temps de Champlain, il n'y avait de connues que deux espèces de Palmistes (excepté le cocotier, que l'on appelait Palmiste par excellence): le Palmiste franc, Areca oleracea (LINN.), et le Palmiste épineux, Areca spinosa (LINN.)» (Ed. Soc. Hakl.)

J'ay veu d'un autre fruict que l'on nomme cocques[102], de la grosseur d'une nois d'Inde, qui a la figure approchant de la teste d'un homme, car il y a deux troux qui representent les deux yeux, & ce qui s'avance entre ces deux troux semblent de nez, au dessoubs duquel il y a ung trou ung peu fendu que l'on peult prendre pour la bouche, & le hault dudict fruict est tout crespé comme cheveux frisez: par lesdicts troux il sort d'une eau dont ils se servent à quelque médecine. Ce fruict n'est pas bon à manger; quand ils l'ont cueilly, ils le laissent seicher & en font comme de petittes bouteilles ou tasses comme de nois d'Inde qui viennent du palmé[103].