S’il y a un rapport, conclut Labori, il date de trois mois, pas plus.


⁎ ⁎

Et nous voici à la scène de la dégradation.

C’est à l’Autorité que Labori en emprunte le texte, à l’Autorité qui, le rappelle-t-il encore, a non moins de haine contre Dreyfus que la Libre Parole.

« Le premier coup de neuf heures sonne à l’horloge de l’École. Le général Darras lève son épée et jette le commandement, aussitôt répété sur le front de chaque compagnie :

» Portez vos armes !

» Les troupes exécutent le mouvement.

» Un silence absolu lui succède.

» Les cœurs cessent de battre, et tous les yeux se portent dans l’angle droit de la place où Dreyfus a été enfermé dans un petit bâtiment à terrasse.

» Un petit groupe apparaît bientôt : c’est Alfred Dreyfus, encadré par quatre artilleurs, accompagné par un lieutenant de la garde républicaine et le plus ancien sous-officier de l’escorte, qui approche. Entre les dolmans sombres des artilleurs, on voit se détacher très net l’or des trois galons en trèfle, l’or des bandeaux du képi ; l’épée brille, et l’on distingue de loin la dragonne noire tenant à la poignée de l’épée.