Demain soir (mardi) je serai à la rédaction (Fronde) à 11 heures précises : il importe beaucoup que ma présence soit l’objet de la plus grande discrétion ; ici je ne puis pas vous en donner la raison, vous devez me comprendre suffisamment.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer mes respectueuses salutations.

DURANDIN.

Mais, harcelé, traqué, pourchassé, encore cette fois, il ne parut point.

Et trois jours après (portant le timbre de la rue de Bourgogne, 9e levée) cette dernière missive :

Paris, 25 février.

Madame Séverine,

Rien de ma faute. Je suis venu mardi soir à la Fronde, conformément au rendez-vous que je vous avais demandé, mais je vous l’ai déjà dit, je suis surveillé de près. Je suis arrivé à onze heures précises rue Saint-Georges, mais, filé, je n’ai pu réussir à pénétrer au journal ; il faut cependant que je vous voie. Pouvez-vous me donner rendez-vous autre part qu’au journal ou chez vous ?

Inclus, je vous envoie une petite note dont vous apprécierez le contenu ; si vous croyez devoir me voir avant de l’insérer, adressez-moi un mot poste restante à l’adresse ci-dessous et fixez-moi un rendez-vous dans la soirée.

Recevez mes bien sincères salutations.