« Reclus refusera absolument de lui montrer la plaie, peut-être parce qu’il n’y en avait pas. »
Et l’Intransigeant évoque le souvenir de l’agression simulée contre Joly, sous la Fronde ; et la Libre Parole, tout de go dit:
« Chaque jour amène la conviction que ce fameux attentat a été machiné en vue d’un effet de théâtre, etc. »
Tandis que la Patrie — où M. Nicolas Massard, officier de réserve, en souvenir de M. Émile Massard, secrétaire de rédaction au Cri du Peuple, ferait mieux d’éviter les polémiques où il est question de revolver — procède par petits filets, pour aboutir aux mêmes conclusions.
Alors qu’en plus des témoignages de Gast, de Picquart ; de tous ceux, agents ou particuliers, qui ont ramassé Labori sanglant ; des docteurs Reclus, Brissaud, et du major dont le nom m’échappe, on apportera simplement à l’audience le rapport de M. le docteur Perrin des Touches, médecin-légiste du parquet de Rennes, fougueux nationaliste, qui fut appelé, par ses confrères, pour procéder à l’examen de la blessure, et l’épreuve radiographique que tira de celle-ci M. le docteur Delbet.
Rien que ça... le tribunal appréciera. [4]
CONSEILS
Rennes, 25 août 1899.
Labori, qui empeste encore l’iodoforme — oh ! ces simulateurs ! — lutte pour échapper à cet autre péril mortel : la déposition de M. Bertillon !