— C’était inutile. On y avait CAMBRIOLÉ depuis huit mois.
— Pardon ! objecte le défenseur. Un an s’était écoulé depuis lors.
Quel acharnement ils déploient tous après celui-là !
M. le commandant Pauffin de Saint-Maurel, galamment, vient s’offrir ensuite en holocauste : prendre sur lui sa visite et ses confidences à M. Rochefort.
Puis encore un défilé muet, civil cette fois : le groupe dit des anciens ministres, MM. Dupuy, Guérin, Delcassé, Leygues, Poincaré, Develle.
— La question ne sera pas posée.
M. Thévenet, lui, parle, et de façon bien lucide, bien péremptoire. En réplique à MM. Ravary et de Pellieux, il démontre la nonchalance de l’instruction contre Esterhazy, devant entraîner forcément l’acquittement... comme par ordre. Spirituellement, il souligne le roman de la Dame voilée, si soigneusement laissé dans l’ombre.
M. Salles, avocat, est aux pieds du tribunal. C’est lui qui reçut, d’un des juges de 1894, l’aveu de l’illégalité commise ; le transmit à Me Demange.
— La question ne sera pas posée.
Et tandis que le public s’écoule, on nous rapporte que le brave Forzinetti, dans les couloirs, rencontrant Lebrun-Renaud, s’est haussé, sur ses jambes sept fois « reboutées », jusqu’aux revers du paletot de l’autre, les a empoignés en criant :