Enfin, à la levée de séance, dans le cadre de la porte, en cette enceinte même, un jeune avocat, le fils de M. Courot, conseiller à la Cour, s’étant permis de crier : « Vive l’armée, mais pas vivent ses chefs ! » un compagnon de M. Rivals s’est précipité sur lui et, à coups d’une canne que l’on pourrait qualifier gourdin, lui a massacré le visage.
Le sang coulait, les municipaux ont dû dégainer pour prévoir de pires agressions.
Voilà où on en est. Et le plus drôle, c’est que les cadets, ayant davantage le droit, parce que la représentant, de parler au nom de l’ « active », n’en usent pour brimer personne, alors que leurs aînés, messieurs mûrs, de la réserve, se montrent d’une intolérance aussi bruyante que ridicule.
C’est une variante au couplet de la Marseillaise :
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos cadets n’y seront plus !
Odieux, oui ! Mais combien encore plus ridicules !
VI
LA JOURNÉE DE LA RÉVISION
12 février.
Aujourd’hui s’est produit le choc prémédité entre les colonels Henry et Picquart ; et si ce dernier n’avait éventé l’embûche, c’était un dégradant pugilat dans l’enceinte même des lois.