Enregistré à Grenoble le 12 ventôse an XII (3 mars 1804).
Transcrit au bureau des hypothèques, à Grenoble, le 3 germinal an XII (24 mars 1804), vol. 19, n° 489.
Notons que le n° 60 indiqué au début est un numéro de quartier. En 1827, ce sera un numéro de rue, le n° 8, parce que le point de départ est alors la Grand'Rue; la rue J.-J.-Rousseau comptait désormais ses nos pairs de 2 à 22, le n° 2 faisant l'angle de la Grand'Rue. Bientôt, l'un de ces nos pairs, le 14, fut démoli pour la percée de la rue Lafayette, ce qui réduisit à dix immeubles ce côté de la rue; voilà comment, lorsque plus tard l'origine des numéros fut reportée place Sainte-Claire, l'ex-maison Beyle, toujours la 4e en venant de la Grand'Rue, fut numérotée 14 et non pas 16, le n° pair le plus élevé étant désormais 20 et non plus 22.
4e pièce (communiquée également par M. Edm. Maignien). C'est un exploit d'huissier, daté du 24 novembre 1827, enregistré le 26 novembre. Le propriétaire, Bonnard (Julien), avocat, fils et héritier de Jos.-Fr. Bonnard, ainsi que l'atteste à l'état-civil de Grenoble son acte de décès en date du 26 avril 1876, a maille à partir avec un de ses voisins du même immeuble. Julien Bonnard, depuis conseiller à la Cour de Grenoble, du 15 mai 1850 à sa retraite prise le 17 janvier 1865, a son portrait par Hébert au Musée de Grenoble (n° 323 du nouveau catalogue). Notons que le peintre Hébert était fils de Me J.-C.-A. Hébert, notaire à Grenoble de 1813 à 1832 (minutes chez Me Besserve), dont Chérubin Beyle était le client.
5e pièce. Le 18 nov. 1852, par devant Me Guigonnet, notaire à Grenoble (minutes chez Me Raymond), le conseiller Bonnard vendait son immeuble au Dr J.-B.-Albin Crépu.
6e pièce. Par testament du 8 juillet 1857, le Dr Crépu (mort à Grenoble, le 17 février 1859) le lègue à une dame Zoé Ravix, ex-marchande de nouveautés au Fontanil.
7e pièce. Le 12 avril 1871, par devant Me Guigonnet, déjà nommé, Mme Ravix le vend au Dr Pierre-Adolphe-Adrien Doyon, dont le Musée de Grenoble possède aussi le portrait, œuvre du peintre Bonnat (n° 184 du nouveau catalogue).
8e pièce. Le Dr Doyon étant décédé à Uriage, le 21 sept. 1907, le partage de ses biens, fait à Lyon le 11 janvier 1908 en l'étude de Me Rodet, notaire, a attribué son immeuble de la rue J.-J.-Rousseau à sa fille, Mme Henriette-Sophie Dagallier, actuellement domiciliée à Paris et qui en demeure propriétaire[5].
La généalogie de l'appartement étant ainsi reconstituée sans discussion ni lacune, et la propriété de Mme Dagallier rue J.-J.-Rousseau (ci-devant des Vieux-Jésuites) étant bien au n° 14, le doute sur l'identification de la maison natale de Stendhal est définitivement dissipé. Pour ce qui est de l'étage, nos présomptions, déjà très fortes, seront changées en certitude en faveur du second, puisque c'est justement celui que possède Mme Dagallier, par les éclaircissements que fournissent les plans dont nous parlerons tout à l'heure.