Ah! doctrines sans nombre où l'été de mon âge

Au vent froid du discours s'est flétri sans mûrir,

De mes veilles sans fruit réparez le dommage,

Prouvez-moi que la morte ailleurs doit refleurir,

Ou bien qu'anéantie, à l'abri de l'épreuve,

Elle n'a plus jamais de calvaire à gravir,

Ou que, la même encor sous une forme neuve,

Vers la plus haute étoile elle se sent ravir!

Faites-moi croire enfin dans le néant ou l'être,

Pour elle et tous les morts que d'autres ont aimés.