Comme on voit les ramiers sevrés de leurs volières
Rapporter sans faillir, par les cieux infinis,
Un cher message aux mains qui leur sont familières,
Nos poëmes parfois nous reviennent bénis,
Chauds d'un accueil lointain d'âmes hospitalières.
Et quel triomphe alors! quelle félicité
Orgueilleuse, mais tendre et pure nous inonde,
Quand répond à nos voix leur écho suscité
Par delà le vulgaire en l'invisible monde
Où les fiers et les doux se sont fait leur cité!