48º. Combien il est ridicule et révoltant de voir une fille à marier, une femme en ménage ou une mère de famille enfiler des rimes, coudre des mots, et pâlir sur une brochure, tandis que la mal-propreté, le désordre ou le manque de tout se fait sentir dans l'intérieur de la maison.
Considérant:
49º. Qu'une femme, pour ne point savoir lire, n'en est pas moins estimable, moins digne d'être aimée, moins en état de remplir toutes ses obligations d'épouse, de mère, de parente et d'amie.
Au contraire, qu'un époux de bon sens trouve plus de véritables jouissances auprès d'une femme naturelle et sans lettre, qu'avec une autre remplie de prétentions au savoir et aux applaudissemens.
Considérant:
50º. Combien un maître de maison jaloux de remplir les devoirs de l'hospitalité, est confus, quand il a pour épouse et compagne une femme plus occupée de livres et de manuscrits que des détails du ménage: tout s'y fait mal, ou mal-à-propos; la table est mal servie; le lit est mal dressé; et le voyageur, en partant, plie les épaules, et se dit tout bas: «Que les Dieux me préservent d'une maison dont la maîtresse sait lire!»
Considérant:
51º. Qu'une femme peut se passer de savoir lire, pour savoir vivre, pour être polie et prévenante envers les étrangers, pour faire les honneurs d'une table, pour être l'ame d'une fête, pour donner un sage avis dans une assemblée de famille, pour calmer les emportemens d'un mari, pour ramener à la sagesse un fils égaré, ou une fille surprise par un suborneur, etc. etc.
Considérant:
52º. Combien les femmes deviennent négligentes, paresseuses, hautaines, exigeantes, acariâtres, peu soumises, pour peu qu'elles sachent lire et écrire; combien est insoutenable celle qui vise à l'esprit ou au savoir, celle qui parle comme un livre.