(Voyez le 6e. Considérant.)

Considérant:

53º. Que depuis qu'on rencontre dans toutes les professions, des femmes qui savent lire, la nourrice fait jeûner son nourrisson; la marchande néglige son comptoir, et la cuisinière son service; l'ouvrière commence plus tard et finit plus tôt sa journée; la coëffeuse distraite brûle la blonde chevelure de sa dame; la garde-malade et l'épicière-droguiste tuent leurs malades par des qui-pro-quo; et la jeune fille devenue raisonneuse, dit que sa maman radote, et traite son papa de bon-homme.

Considérant:

54º. Que si jamais les femmes n'avaient su lire, ni écrire.... Juvénal, Molière et Boileau ne se seraient point armés contre elles des verges de la satyre.

Considérant:

55º. Que si jamais les femmes n'avaient osé porter la main à l'arbre de la science, Salomon ou St.-Paul n'aurait jamais trouvé de motifs pour parler d'elles en ces termes:

Melior est iniquitas viri, quam mulier benefaciens.

Considérant:

56º. Que le sage Salomon qualifie de Femme forte, non pas la femme esprit fort, ou bel esprit, «mais celle qui employe avec intelligence le lin et la laine, tourne le fuseau, et donne par année deux paires d'habits à ses serviteurs des deux sexes.»