69º. Que les Sabines n'eurent pas besoin de savoir lire, pour reconcilier sur le champ de bataille, les deux peuples féroces auxquels elles appartenaient par le sang et par l'hymenée.
Considérant:
70º. Que la chaste Lucrèce, qui se poignarda pour ne point survivre au déshonneur du lit conjugal, ne savait pas lire.
Les fils de Tarquin la trouvèrent chez elle, et bien avant la nuit, occupée au milieu de ses femmes, à travailler, de ses mains, à des ouvrages de laine.
Considérant:
71º. Qu'Horace, pour ramener aux devoirs de leur sexe les dames de Rome, leur propose les Sabines, excellentes ménagères qui ne savaient pas lire.
Considérant:
72º. Que cette romaine qui allaita sa mère condamnée à périr de faim dans un cachot, ne savait pas lire: «c'était une femme du peuple, humilis in plebe,» dit Pline le naturaliste.
Le sénat romain lui décerna une statue; les mêmes honneurs ne furent point rendus à Sulpicie, faiseuse de satyres.
Considérant: