77º. Que Charlemagne, qui le premier, en France, ouvrit des écoles, en législateur profond n'y apella point les femmes. Et cet Empereur-roi prêcha d'exemple: il ne donna à ses filles d'autre éducation que celle de coudre et de filer.
Considérant:
78º. Que dans les siècles brillans de la chevalerie, époque si honorable et si glorieuse pour les femmes, elles n'avaient pas besoin d'apprendre à lire pour inspirer les braves: il suffisait de leur beauté et de leur vertu.
Considérant:
79º. Que Jeanne d'Arc sçut bien délivrer la France, sans savoir lire.
Considérant:
80º. Qu'avant cette héroïne, la bergère de Nanterre qui sauva Paris en trouvant grace devant Attila, Géneviève ne savait pas lire; quoiqu'un peintre niais l'ait représentée gardant ses moutons, l'évangile à la main.
Considérant:
81º. Que plusieurs d'entre les reines de France ne savaient pas lire; et ce ne furent pas les plus intriguantes.
Madame de Maintenon qui avait des prétentions au savoir et à la politique, rapetissa, comme on sait, le génie de Louis le Grand, et compromit le salut de l'État.