[18] Corneille a dédié Cinna à Montauron, en 1639. Dans l'épître dédicatoire il le compare à Auguste, c'étoit le Mécène des gens de lettres. Fitelieu, qui s'intituloit en outre sieur de Rodolphe et du Montour, lui dédia la Contre-Mode (Paris, Louis de Heuqueville, in-12, 1642). Voici le commencement de l'épître dédicatoire: «Monsieur, ce premier essor de ma plume et de mon esprit dans Paris, quoique petit, rencontre de prime-abord un grand homme pour se faire connoître à sa faveur. Il recevra plus de vogue et d'autorité de votre nom que du peu de suffisance de celui qui vous l'offre, et pour combattre une erreur populaire qui vous fait l'auteur d'une Mode qu'il condamne, il publiera partout que vous aimez bien plus les contentemens de l'âme que les plaisirs du corps, etc.» Nous citons ce passage, parce qu'il prouve que Montauron étoit un homme à la mode; l'ouvrage, tout ridicule qu'il est, contient des détails singuliers sur les usages du temps.

[19] Le grand Condé.

[20] Gédéon Tallemant, maître des requêtes et intendant de justice en Languedoc.

[21] Elle s'appeloit Isabelle-Diane de Michel, et fut dame de La Marche. Il l'épousa en 1643, suivant Morery.

[22] C'est sans doutes d'après cette généalogie qu'a été fait l'article Puget dans le Dictionnaire de Morery. Il semble avoir été dicté à la complaisance des éditeurs par la famille des Pugets. A l'exception du père Anselme, il faut lire, avec précaution, presque tous les généalogistes.

[23] Jean Puget de La Serre, écrivain pitoyable, qui seroit oublié si Boileau ne l'avoit doté de l'immortalité du ridicule.

La Serre est un charmant auteur,

Ses vers sont d'un beau style et sa prose est coulante.

(Satire IIIe.)

Vous pourriez voir un temps vos écrits estimés