[289] Un M. Robert, homme accommodé, en avoit fait de même et encore pis; car, outre tout cela, ses enfants et ses valets mangeoient tous en une même table, et chacun avoit sa portion congrue. (T.)

[290] Moustaches, cheveux qu'on laissoit croître. «Les femmes avoient des moustaches bouclées qui leur pendoient le long des joues jusque sur le sein. On faisoit la guerre aux servantes et aux bourgeoises, quand elles portoient des moustaches comme des demoiselles.» (Dict. de Trévoux.)

[291] On disoit alors lacunes, mais depuis long-temps on dit lagunes.

[292] Le manuscrit de Tallemant offre ici une variante que l'auteur a supprimée: «Saugeon, gentilhomme saintongeois, étoit amoureux et aimé de la sœur d'un de ses voisins avec qui il n'étoit pas bien. Un jour que Saugeon venoit de parler à sa maîtresse, le frère arrive, et sut ce qui s'étoit passé. En colère, il oblige sa sœur à monter en croupe derrière lui, en lui disant qu'il vouloit qu'elle vît châtier son amant en sa présence. Il eut bientôt attrapé Saugeon qui ne savoit pas qu'on courût après lui. Il lui crie de se défendre; Saugeon refuse de se battre; l'autre le presse; il fallut mettre l'épée à la main; il ne pouvoit se sauver, car il n'avoit qu'un bidet, et l'autre étoit monté à l'avantage. Ils se battent; le pauvre Saugeon lui porte un si grand coup qu'il le perce et tue sa maîtresse qui étoit derrière lui. Depuis cela il n'a ri jour de sa vie. Il se maria pourtant quelques années après.»

[293] Cette religieuse étoit madame de Gadagne, supérieure du couvent des Carmélites de Saint-Denis. (Voyez l'Historiette de La Leu, précédemment, p. 48.)

[294] Le petit Grammont étoit frère d'un président au Parlement de Toulouse. Il étoit attaché à la maison de Gaston, duc d'Orléans. (Voyez l'Historiette du petit Grammont, tome 4 de ces Mémoires, p. 363.)

[295] Il y avoit une maison. (T.)

[296] C'est Conrart qui qualifia ainsi Antoine Rambouillet de La Sablière. «Il faisoit, dit Richelet, de si jolis madrigaux, que M. Conrart lui donna, en qualité de secrétaire des Muses, des lettres de grand madrigalier françois.» (Voyez les plus belles Lettres françoises sur toutes sortes de sujets, tirées des meilleurs auteurs, par P. Richelet; Amsterdam, 1737, t. 1, note de la p. 4.)

[297] Cette dame dit quelquefois de bonnes choses: elle alla dire à madame de Longueville que, depuis la bataille de Lépante, il ne s'étoit rien fait de si beau que la bataille de Rocroi. (T.)

[298] Charles Cotin, aumônier du Roi, membre de l'Académie françoise, mort en 1682. Il est beaucoup plus connu par les satires de Boileau que par ses ouvrages, recherchés seulement par quelques curieux.