[299] Paul Scarron, né à Paris vers 1610, mort à Paris en 1660.
[300] Factum, ou Requête, ou tout ce qu'il vous plaira, par Paul Scarron, doyen des malades de France, etc., dans les Œuvres de Scarron; Paris, Bastien, 1786, t. 1, p. 119.
[301] Françoise de Plaix, seconde femme du père de Scarron.
[302] On donne ordinairement une autre cause à la maladie de Scarron. On a dit qu'à la suite d'une mascarade, au Mans, où il étoit chanoine, Scarron, poursuivi par la populace, se jeta dans les eaux glacées de la Sarthe, et qu'il y fut atteint d'une paralysie, dont il n'a jamais guéri. Dans l'Histoire de Scarron et de ses ouvrages, qui est en tête des Œuvres, il est dit qu'une lymphe âcre se jeta sur ses nerfs, et se joua de tout le savoir des médecins. (Voyez les Mémoires de madame de Maintenon, par La Beaumelle; Amsterdam, 1755, t. 1, p. 131.)
[303] Par amitié, tout gueux qu'il étoit, il avoit assisté Céleste de Palaiseau, fille de qualité qui perdit son procès contre Roger, qui lui avoit fait un enfant; il la logea jusqu'à ce qu'elle se fût retirée dans un couvent. (T.)—Segrais dit que Scarron avoit aimé cette demoiselle; elle s'étoit retirée dans le couvent de la Conception, où elle avoit placé les quarante mille livres à elle donnés par le gentilhomme qui l'avoit trompée. Ce couvent fit banqueroute, et Scarron retira chez lui mademoiselle de Palaiseau. (Mémoires anecdotes de Segrais, p. 148, édition de 1723.)
[304] L'abbé Girault étoit le valet-de-chambre et le factotum de Ménage. (Mémoires anecdotes de Segrais, p. 149; Lettre de madame de Sévigné à Ménage, du 1er octobre 1654, et plus haut, t. 4, p. 137 de ces Mémoires.)
[305] La demoiselle de compagnie de madame de La Vergne, mère de madame de Lafayette. Cette dame avoit épousé, en secondes noces, au mois de janvier 1651, le chevalier de Sévigné, oncle du mari de Marie de Rabutin-Chantal. (Muse historique de Loret, t. 2, p. 2.)
[306] Constans d'Aubigné, baron de Surimeau, en Poitou. Il se maria à La Rochelle sans le consentement de son père, au mois de septembre 1608, avec Anne Marchant, veuve de Jean Couraut, baron de Chatelaillon.
[307] D'Aubigné dit, dans ses Mémoires: «Ce misérable........ s'étant d'abord adonné au jeu et à l'ivrognerie à Sedan, où je l'avois envoyé aux Académies, et s'étant ensuite dégoûté de l'étude, acheva de se perdre entièrement dans les musicos d'Hollande, parmi les filles de joie. Ensuite, revenu qu'il fut en France, il se maria sans mon consentement à une malheureuse qu'il a depuis tuée.» (Mémoires de Théodore Agrippa d'Aubigné; Amsterdam, 1731, p. 212.)
[308] Françoise d'Aubigné, femme de Scarron, qui étoit destinée à jouer un si grand rôle sous le nom de Maintenon, naquit dans la prison de Niort, le 27 novembre 1635. Son père s'étoit remarié au mois de décembre 1627, avec Jeanne de Cardillac, fille du gouverneur du château Trompette. Les actes des deux mariages de Constans d'Aubigné, et l'acte de naissance de Françoise d'Aubigné ont été publiés à la suite des Mémoires de Maintenon, édition d'Amsterdam, 1756.