[2] Si Tallemant n'a pas renoncé au projet dont il parle ici, et il est peu vraisemblable qu'il l'ait fait, car il renvoie souvent le lecteur à ses Mémoires sur la Régence, il est fort à craindre que l'ouvrage n'ait été perdu; c'est un malheur pour l'histoire.

[3] Dont les succès ressemblèrent fort à ceux d'un officier de fortune.

[4] Henri IV, né au château de Pau, le 13 décembre 1553, roi de Navarre en 1572, et de France en 1589, assassiné à Paris le 14 mai 1610.

[5] C'est ce qui a fait dire à Bayle: «Si la première fois qu'il débaucha la fille ou la femme de son prochain, on l'eût traité comme Pierre Abélard, il seroit devenu capable de conquérir toute l'Europe, et il auroit pu effacer la gloire des Alexandre et des César... Ce fut son incontinence prodigieuse qui l'empêcha de s'élever autant qu'il auroit pu le faire.» L'article entier de Tallemant peut faire croire qu'il partageoit cette opinion si vivement relevée par Voltaire, et traitée de plaisanterie par Condorcet.

[6] Elle se trouvoit alors en Gascogne, à une distance assez grande du théâtre de la guerre.

[7] Gabrielle d'Estrées. Henri IV avoit érigé pour elle le comté de Beaufort en duché-pairie.

[8] Sigogne[8-A] en fit cette épigramme:

Ce grand Henri, qui souloit estre
L'effroi de l'Espagnol hautain,
Fuyt aujourd'huy devant un prestre,
Et suit le c.. d'une p..... (T.)

—Mézerai dit que peu après qu'il eut amené Gabrielle au siége de la ville, «il fut contraint d'éloigner ce scandale de la vue des soldats, non-seulement par leurs murmures qui venoient jusqu'à ses oreilles, mais aussi par les reproches du maréchal de Biron.» (Abrégé chronologique de l'Histoire de France, édition de 1682, tome 6, page 170.)

[8-A] Voir sur ce poète une note ([183]) placée ci-après dans l'Historiette de mademoiselle Du Tillet.