[9] Henri IV étant près de se faire catholique, ses favoris lui disoient: «Sire, avertissez-nous quand vous changerez de religion.» Il faisoit alors l'amour à une religieuse de Passy, il s'en lassa et s'en alla faire autant à Maubuisson; ils lui dirent: «Vous aviez promis de nous avertir.»
[10] Sébastien Zamet étoit de Lucques; il fut naturalisé françois. Plaisant et enjoué, il s'étoit fait aimer de Henri IV, qui avoit choisi sa maison pour faire ses parties de plaisir. D'Aubigné est de ceux dont Tallemant parle comme croyant à l'empoisonnement de Gabrielle par Zamet; il dit qu'après s'être rafraîchie chez lui en mangeant d'un gros citron, ou selon d'autres d'une salade, elle sentit aussitôt un grand feu au gosier, et des tranchées furieuses à l'estomac.
[11] Voyez à ce sujet les Mémoires de M. de Sully, liv. 9. (T.)
[12] Henri de Bourbon, prince de Condé, père du grand Condé.
[13] François de Bourbon, prince de Conti, fils de Louis de Bourbon Condé, premier du nom.
[14] Madame de Montafier, mère de feue madame la comtesse (de Soissons). (T.)
[15] Le premier M. d'Estrées, grand-maître de l'artillerie (mais en ce temps-là ce n'étoit pas officier de la couronne), étoit un brave homme qui fit sa fortune. Il était de la frontière de la Picardie; on l'appeloit La Caussée en picard, pour La Chaussée, et étoit un peu dubiæ nobilitatis. Mais après il se fit appeler d'Estrées, et dit qu'il étoit d'une bonne maison de Flandre. Son fils, par la faveur de madame de Beaufort, fut aussi grand-maître de l'artillerie. J'ai ouï dire que ce premier M. d'Estrées étoit gendarme dans la compagnie d'un M. de Rubempré, et qu'il sauva la vie à son capitaine. On l'appeloit Gran-Jean de La Caussée; cela servit à sa fortune. (T.)
[16] Le 31 décembre 1593. (Voyez Anselme, tome 4, page 599.)
[17] On dit qu'une madame de la Bourdaisière se vantoit d'avoir couché avec le pape Clément VII; à Nice, avec l'empereur Charles-Quint, quand il passa en France, et avec François Ier (T.)
[18] Les Babou écarteloient en effet au 1er et 4e d'argent au bras de gueules, sortant d'un nuage d'azur, tenant une poignée de vesce en rameau de trois pièces de sinople. (P. Anselme, tome 7, page 180.)