[95] Mademoiselle de Vitry, sa sœur, qui ne fut point mariée. Il en est parlé précédemment dans l'Historiette de la princesse de Conti.
[96] Tansillo (Louis), poète italien, né à Venosa vers 1510, mort à Teano, dans le royaume de Naples, en 1568. Ses principaux ouvrages sont: Il Vendemmiatore, poème dont la première édition parut à Naples, in-4o, 1534; le Lagrime di san Pietro; il Podere, poèmes, et des Sonetti et Canzoni.
[97] Du Perron (Jacques Davy, cardinal) né le 25 novembre 1556, d'une famille protestante réfugiée, mort le 5 septembre 1618.
[98] Quand le cardinal fut grand seigneur, il signa d'Avit pour se dépayser et faire croire qu'il étoit d'une maison qui s'appeloit Avit.
[99] Le poète Desportes, dont l'Historiette précède immédiatement celle-ci.
[100] Léonor d'Estampes-Valencay, évêque de Chartres, transféré à l'archevêché de Reims en 1641. Son Historiette se trouve plus bas.
[101] Il ne paroît pas que Léonor d'Estampes ait publié sur cette matière un traité ex professo; c'est plutôt dans une déclaration qu'en 1626 il fit conjointement avec l'évêque de Soissons, qu'il aura avancé ce fait. (Voyez la Bibliothèque chartraine de Liron. Paris, 1719, in-4o, pag. 245.)
[102] Du Perron (Jean Davy), archevêque de Sens, mort en 1621.
[103] «M. de Bautru a fait une satire contre l'Ambigu. L'Ambigu étoit frère de M. le cardinal du Perron. On ne pouvoit pas, disait-il, décider s'il étoit jour ou nuit lorsqu'il vint au monde. Il étoit hermaphrodite, et la sage-femme, lors qu'il fut né, dit à la mère: «Madame, votre fils est une fille, et votre fille est un garçon.» On le nomma Lysique, afin qu'on ne pût distinguer si c'étoit le nom d'un homme ou d'une femme. Il mit un ouvrage en lumière, mais on ne pouvoit pas dire pour cela qu'il fût auteur, parce que c'étoit une traduction.» (Menagiana, édit. de 1762, tom. 1, pag. 339.)
[104] J'ai tiré la plus grande part de ceci d'un manuscrit qu'a fait feu M. Marbault, autrefois secrétaire de M. Duplessis-Mornay, sur les Mémoires de M. de Sully, dont il montre presque partout la fausseté pour les choses qui concernent l'auteur. J'ai extrait de cet écrit ce qu'on n'oseroit publier, quand on l'imprimera. (T.)—Si nous avions besoin de prouver que les Mémoires de Tallemant ne sont pas une reproduction fastidieuse des autres Mémoires du temps, il nous suffiroit de citer à l'appui de notre assertion l'article Sully. Certes, ce ministre y est peint sous un jour tout nouveau. Est-il également vrai? Nous sommes très-portés à croire qu'un peu de passion a pu parfois rembrunir le tableau; mais il ne nous paroît pas moins constant par les mots cités par Tallemant, de Henri IV sur Sully, mots qui portent évidemment le cachet de ce prince, que, fort attaché à son ministre dont il appréciait l'habileté, Henri IV regardoit son dévoûment et ses services comme loin d'être complètement désintéressés.