[216] Il y avoit un maréchal-ferrant de ce nom-là à la rue Saint-Antoine, qui avoit un mouton qui le suivoit partout; il lui disoit toujours: «Plus tu deviens grand, plus tu deviens bête.» Cela a fait un proverbe: il ressemble au mouton de Pelloquin, plus il devient grand, plus il devient bête. (T.)
[217] Pierre de Boissat, de l'Académie françoise, mourut en 1662, âgé de cinquante-huit ans.
[218] Pellisson a donné la relation détaillée de ce différend. On y lit toutes les pièces du procès, à l'exception de la première lettre dans laquelle Boissat racontoit les traitements dont il se plaignoit. On voit plus bas qu'il en avoit demandé lui-même la suppression. (Voyez l'Histoire de l'Académie françoise; Paris, 1730, t. 1, p. 183.)
[219] Marie-Madeleine-Pioche de La Vergne, depuis comtesse de La Fayette, auteur de Zayde et de la Princesse de Clèves. Aymar de La Vergne, son père, étoit gouverneur du Havre. Il nous semble qu'on ignoroit jusqu'à présent qu'il eût été attaché à l'éducation du maréchal de Brézé.
[220] Rénée-Éléonore de Bouillé, princesse, femme du comte Du Lude. Madame de Sévigné la présente aussi dans ce caractère, mais elle la peint de cette manière qui lui est propre: c'étoit en 1672, au moment où l'armée se rendoit sur les bords du Rhin. «Je fus hier à l'Arsenal,...... je trouvai La Troche qui pleuroit son fils, et la comtesse Du Lude qui pleuroit son mari: elle avoit un chapeau gris, qu'elle enfonçoit dans l'excès de ses déplaisirs; c'étoit une chose plaisante; je crois que jamais chapeau ne s'est trouvé à pareille fête: j'aurois voulu ce jour-là mettre une coiffe ou une cornette. Enfin ils sont partis tous deux ce matin, la femme pour le Lude, et le mari pour la guerre.» (Lettre à madame de Grignan, du 27 avril 1672.)
[221] Cécile-Élisabeth Hurault de Cheverny, petite-fille du chancelier, avoit épousé, en 1645, François de Paule de Clermont, marquis de Montglas. Elle a été maîtresse de Bussy-Rabutin, qu'elle abandonna dans sa disgrâce. Le comte se vengea en la faisant peindre sous les traits de la Fortune, avec cette devise: Ambo leves, ambo ingratæ. (Voyez les Souvenirs d'une visite aux ruines d'Alyse, et au château de Bussy-Rabutin, par M. Corrard de Breban; Troyes, 1833, in-8o, pag. 18.)
[222] Marie de Bailleul, mariée, en 1645, à Louis Châlons Du Blé, marquis d'Uxelles, mère du maréchal. Son mari étoit gouverneur de Châlons, et n'étoit pas riche. Elle passoit pour galante; on fit sur elle le couplet suivant:
Mon mari s'en est allé
A Châlons, en Champagne;
Il m'a laissé sans argent,