[210] Chrétienne de France, duchesse de Savoie, fille de Henri IV.
[211] On joint ici une lettre de la princesse de Savoie au cardinal de Richelieu, relative à madame Dalot. Elle fait partie de la collection d'autographes de M. Monmerqué, un des éditeurs:
«Monsieur mon cousin,
«Je vous ay fait une prierre sur un fait qui regarde l'Eglise et la religion; je m'asseure que ces raisons vous auront esmue, oultre ma considération, à y porter vostre assistance; de quoy j'ay désiré de vous remercier. Le Roy et la Reyne madame ma mère m'ont fort obligée de considérer à ma prierre les justes plaintes de cette damoiselle fort persécutée en hayne de sa conversion. Je recepveray à beaucoup de faveur sy vous les assistez et secondez les intentions de leurs majestés, affin qu'elle obtienne justice du tort que beau père et mère luy ont fait en sa personne et en ses biens. Le sieur Dallot, son mary, va interiner son abolition. Je vous recommande l'un et l'autre en la suite de cest affaire, parce que je serois bien ayse de les mettre en repos, et que je crois en cela faire une grande charité, en quoy je m'asseure vous voudrez prendre part, et me tesmoigner que vous avez agréables mes prierres, vous asseurant que j'estime tousjours très-véritablement vostre amitié, et que je vous continue la mienne, comme estant,
Monsieur mon cousin,
Vostre affectionnée cousine,
Chrestienne.
De Thurin, le 3 janvier 1626.»
[212] Antoine, baron de Roquelaure, né en 1543, maréchal de France en 1615, mort à Lectoure en 1625.
[213] Frelaure, ou frelore, vieux mot qui vient de verloren, qui signifie en allemand, perdu, gâté. Pendant les guerres de religion, les Landsknechté ou Lansquenets avoient introduit beaucoup de mots dérivés de l'allemand dans la langue françoise.
[214] Il a été intendant de Lyon. La spirituelle madame de Coulanges étoit sa fille.
[215] Voyez plus bas l'article de madame [d'Orgères].