[185] On retrouve la même anecdote avec quelques différences dans l'article de Ninon.

[186] Il adressa une Épître, dont Tallemant cite du reste deux vers un peu plus loin, au chancelier, pour lui demander une abolition pour ses neveux qui ont tué un homme. Voici les arguments singulièrement modestes par lesquels il prouve leur innocence:

... J'aurois lieu de les désavouer,

Quand par leur cœur on me les vient louer.

Je me sens bien, et je ne puis m'en taire,

Je suis poltron, et je connois mon frère,

Et l'on me berne avec un ton moqueur,

Quand on me dit: Vos neveux ont du cœur.

[187] Molière a emprunté à Bois-Robert la scène de l'Avare et de son fils (deuxième scène du deuxième acte). La pièce de Bois-Robert, que les frères Parfait, dans leur Dictionnaire des théâtres, supposent avoir été représentée en 1654, fut imprimée en 1655, sous le titre de la Belle Plaideuse. On ignoroit jusqu'à présent que le président de Bercy et son fils fussent les originaux que Molière se trouvoit avoir transportés par son emprunt sur la scène, et livrés à la risée publique.

[188] Épîtres en vers et autres Œuvres poétiques de M. de Bois-Robert-Metel; Paris, 1659, in-8o, p. 7.