[473] Malleville disoit «qu'il lui sembloit que Conrart allât criant, par les rues: «A ma belle amitié! qui en veut, qui en veut de ma belle amitié?» A propos de cela, il demanda des devises à plusieurs de ses amis sur l'amitié et les fit enluminer sur du vélin. Madame de Rambouillet en donna une dont le corps étoit une vestale dans le temple de Vesta, qui attisoit le feu sacré, et le mot étoit fovebo. Elle le fit en françois, et M. de Rambouillet le tourna en latin. (T.)

[474] Tallemant, dans cet article, montre de la rancune contre Conrart, avec lequel il étoit brouillé, après avoir été son ami. Conrart n'est pas un écrivain remarquable; mais c'étoit un homme patient, auquel les lettres doivent de la reconnoissance. Il a conservé une foule de pièces qui auroient péri s'il ne les eût pas recueillies. Une partie de ses manuscrits est conservée à la Bibliothèque de l'Arsenal. C'est là que l'un des éditeurs a retrouvé les Mémoires de Conrart, insérés dans le tome 48 de la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France.

[475] Voyez plus haut l'historiette de madame d'Auchy, la maîtresse de Malherbe.

[476] Claude Basin de Bezons, avocat-général au Grand-Conseil, depuis conseiller d'Etat, succéda au chancelier Séguier, quand ce dernier, à la mort du cardinal de Richelieu, devint protecteur de l'Académie françoise. Les titres de M. de Bezons sont d'une nature peu imposante. La traduction d'un Traité fait à Prague, entre l'Empereur et le duc de Saxe, et deux Discours prononcés à l'ouverture des Etats de Languedoc, composent tout son bagage littéraire.

[477] François-Henri Salomon, avocat-général au Grand conseil, succéda au poète Bourbon. Sa nomination fut loin d'être honorable pour l'Académie, car cet auteur de la paraphrase non imprimée d'un Psaume fut préféré au grand Corneille. On objectoit à ce dernier que, faisant en province son séjour habituel, il ne pourroit assister que rarement aux assemblées de l'Académie. (Histoire de l'Académie françoise, par Pellisson; Paris, 1730, in-12, t. I, p. 210.)

[478] On appeloit ainsi mademoiselle de Scudéry.

[479] Nom de lieu dans le roman. (T.)

[480] Les personnes qui composoient la société de mademoiselle de Scudéry se donnoient des noms de roman. Herminius étoit celui sous lequel Pellisson étoit désigné. (Voyez une note sur la lettre de madame de Sévigné à M. de Pomponne, du 1er août 1667, édition de Blaise; Paris, 1818, t. I, p. 118.)

[481] Celui de Mme Burin, et qui est aujourd'hui à M. de Valence. (T.)—C'est Matthieu de Montereul, frère de l'académicien, auteur de quelques jolis madrigaux, celui duquel madame de Sévigné disoit qu'il étoit douze fois plus étourdi qu'un hanneton. (Lettre à Ménage, no 25 de l'édition de 1818.)

[482] Michel de Marolles, abbé de Villeloin, infatigable auteur de mauvaises traductions; mais dont les Mémoires, devenus rares, sont fort curieux; Paris, Antoine de Sommaville, 1656, in-folio.