[269] Voyez le Théâtre de Corneille, en deux parties in-folio; Paris, chez Louis Billaine, au Palais, 1664. On voit au frontispice le buste de Corneille couronné de lauriers par Melpomène et Thalie. La muse de la tragédie foule à ses pieds l'Envie, à laquelle le graveur a donné des traits masculins. Une renommée, qui sonne à la fois de deux trompettes, est placée au-dessus du buste du poète dont elle proclame la gloire.
[270] Othon a été représenté en 1665. Louis XIV avoit pris la direction des affaires en 1661, à la mort du cardinal Mazarin, et il put considérer comme allusion au commencement de son règne ces vers placés dans la bouche d'un courtisan ambitieux du pouvoir:
Sous un tel souverain nous sommes peu de chose: Son soin jamais sur nous tout-à-fait ne repose: Sa main seule départ ses libéralités; Son choix seul distribue états et dignités. Au timon qu'il embrasse il se fait le seul guide, Consulte et résout seul, écoute et seul décide; Et quoique nos emplois puissent faire de bruit, Sitôt qu'il nous veut perdre, un coup-d'œil nous détruit.
(Othon, acte 2e, scène 4e.)
[271] Le Roman de l'abbé d'Aubignac et de la philosophie des stoïciens.
(T.)
[272] Richelet est un des approbateurs de l'ouvrage de l'abbé. (T.) Ces quatre vers de Richelet se trouvent partout.
[273] Il ne voit quasi-goutte. (T.)
[274] Pierre du Pelletier, éternel faiseur de mauvais sonnets; il en portoit à tous ceux qui faisoient imprimer quelque chose. Il est l'un des mauvais poètes dont le nom s'est le plus souvent rencontré sous la plume de Despréaux.
[275] Le Favori, tragi-comédie de mademoiselle Des Jardins, fut représenté sur le théâtre du Palais-Royal, au commencement du mois de juin 1665, et le 13 du même mois cette pièce fut jouée à Versailles. C'est ce qu'on voit dans une lettre de Robinet, continuateur de Loret: