[282] Jean Coustart, reçu notaire à Paris le 30 avril 1625, en exerça les fonctions jusqu'au 6 novembre 1637. Son étude est maintenant possédée par M. Tourin, notaire, rue de Grenelle-Saint-Germain. (Registre des mutations des notaires de Paris.)

[283] Voyez le Menagiana, édition de 1715, t. 1er, p. 288.

[284] Trait de caractère de Costar. Il ne reconnoît son cousin que dans l'espérance qu'il pourra l'aider à augmenter son crédit et sa fortune.

[285] L'officier appointé étoit celui qui recevoit du Roi une pension ou une gratification annuelle au-delà de sa solde.

[286] Dans cette lettre, adressée à M. Coustart, capitaine appointé de cavalerie dans la compagnie des gendarmes du Roi, Costar, après avoir fait faire un compliment respectueux et passionné au maréchal d'Albret, ajoute: «Mais je suis un obscur et inutile provincial que l'on ne connoît que par un nom qui fait quelque bruit depuis quelque temps dans la Galerie du Palais; encore l'a-t-on changé, comme vous voyez, et les imprimeurs, sans que je le susse, en ont retranché un u. Je ne me suis aperçu de cette faute que lorsqu'elle étoit sans remède, et j'ai pensé qu'il falloit souffrir ce changement avec patience. Au pis aller, mon cher cousin, dites si vous voulez que je m'appelois Coustar, quand on disoit chouse, et qu'on m'a appelé Costar, quand chose est revenu à la mode, etc.» (Lettres de M. Costar, 2e partie; Paris, 1659, in-4o, p. 62.)

[287] Tallemant raconte la même anecdote avec quelques différences, dans l'article de Bois-Robert. (Voyez ses Mémoires, t. 2, p. 148.)

[288] Ce passage a été cité à l'article de Costar. (Tom. 4, p. 90.)

[289] Costar adressoit aux autres le reproche qu'il méritoit tout le premier, et il citoit ce même texte de Martial: «Ces Messieurs, dit-il, s'accoutument à rêver profondément, et à ne souffrir pas qu'il leur échappe un seul mot dans les discours les plus familiers et les plus communs, qu'ils n'aient pesé au trébuchet, qu'ils n'aient limé, qu'ils n'aient ajusté, qu'ils n'aient fait au tour, et c'est ce défaut importun et odieux que Martial reproche à un beau parleur de son siècle, dont il se moque en ces termes: Si tu veux dire toutes choses avec élégance, crois-moi, prends soin de dire quelquefois bien, n'évite pas de dire quelquefois mal, et ne dis quelquefois ni bien ni mal.» (Lettre de Costar, adressée à Bautru, p. 123 du premier volume des Lettres.)

[290] Voyez dans les Mémoires de Tallemant l'article de madame de Sablé, tom. 2, pag. 320.

[291] Virg., Æneid., liv. 6, v. 616.