En 1888, pour la direction de Paris on ne compte que les voyageurs par la Bourgogne.

On n'a pas tenu compte des voyageurs par les coches du Rhône et de la Saône avant les bateaux à vapeur; non plus que des voyageurs par bateaux à vapeur entre Lyon, Avignon et Châlon, de 1830 à 1850.


EPILOGUE

Au moment où je termine ces récits, 2 mai 1888, je viens de faire avec mon fils le voyage de Paris, de la manière la plus commode qui ait été appliquée en France jusqu'à présent.

Partis de Lyon à 2 heures et demie du soir, nous sommes arrivés à Paris avant minuit.

Si l'on supprimait l'arrêt pour le dîner au buffet de Tonnerre; on pourrait faire le trajet en huit heures.

Nous étions dans un très confortable salon, en communication avec un wagon restaurant, un fumoir et des cabinets de toilette et autres.

Il n'y a probablement que moi à Lyon et peut-être en France, qui puisse à soixante-treize ans de distance, faire par expérience la comparaison de cette manière de voyager avec celle de 1815.

Quelles que soient les améliorations futures qui pourront être apportées dans les moyens de communication, on peut dire, je crois, sans crainte de se tromper, que l'on ne verra jamais de changements aussi radicaux que ceux dont je suis aujourd'hui peut-être le seul témoin.