Logé à la Croix-de-Malte; payé le plus haut prix qu'on ait exigé de moi jusqu'à présent 16 pauls par jour; mais il faut observer que je suis seul dans l'hôtel, et que je paye pour ceux qui n'y sont pas.
9 novembre 1787.—Arrivé à Pise le soir, logé au Trois-Donzelles. (Description de Pise.)
10 novembre.—Parti après dîner; arrivé à Livourne avant la nuit.
11 novembre.—Visité en mer deux bâtiments suédois avec Mme Redi et M. Ulric.
Livourne ne brille pas par ses églises; les deux plus belles sont le Dôme et les Dominicains. Par contre, le théâtre est fort joli; il est grand, bien éclairé, avec cinq rangs de loges superposées; mais l'opéra y est très mauvais.
17 novembre.—Départ de Livourne à sept heures du matin pour retourner à Florence.
La ville de Livourne est un port franc, où tout peut entrer et sortir par mer; mais du côté de la terre, les douanes du grand-duc sont très rigides.
Avant de partir il faut faire visiter et plomber ses malles; sans cela on est visité à la porte de Pise, de Florence, en un mot, dans toutes les villes de la Toscane.
J'avais fait plomber ma malle à Florence, pour aller jusqu'à Rome sans la défaire; arrivé à Florence à neuf heures du soir, on a prétendu qu'il fallait visiter cette malle, parce qu'elle venait de Livourne ou bien aller à la douane.
Il a fallu consigner encore une fois ma voiture à la douane pour la retirer le lendemain matin. J'ai eu la mauvaise chance d'être pris pour un marchand d'échantillons, ce qui m'a fait traiter avec rigueur.