19 novembre.—Revu Florence. (Nouvelle description de la ville.)
Revu la galerie du Grand-Duc degli uffici avec un nouveau plaisir. (Le sentiment qu'il éprouve de revoir Florence est partagé par tous ceux qui ont eu la chance heureuse d'y aller et d'y retourner.)
20 novembre.—Dîné chez M. Redi; après le spectacle et le souper je me suis mis en chaise à onze heures et demie du soir pour me rendre à Bologne où j'arrive aujourd'hui mardi à cinq heures du soir.
J'ai eu sur l'Apennin un vent très froid, les chemins étaient très mauvais à cause de la pluie.
La première fois étant parti de Bologne la nuit, je n'avais pas vu les environs; il y a des palais superbes; entre autres celui du marquis Aldrovandi Marescotti et celui du prince Hercolani encore plus beau.
À Parme, à Modène et Bologne les étrangers payent au spectacle le double du prix payé par les gens du pays.
23 novembre.—Parti de Bologne pour Ancône à huit heures du matin; passé par Imola, petite ville où il y a beaucoup de noblesse.
À Faenza il y a une fabrique de faïence considérable (c'est de là que vient son nom). J'y ai vu des ouvrages très curieux imitant la porcelaine. (Il passe à Cesena, Rimini et Pesaro.)
25 novembre 1787.—Parti de Pesaro à une heure après midi, arrivé à Fossonbrone à six heures avec de la pluie et de très mauvais chemins.
En arrivant j'ai trouvé Pierre Moci, qui a voulu absolument me loger chez lui, ce à quoi j'ai consenti, pour jouer un tour au maître de poste, qui avait le front de me demander 15 pauls pour une nuit.