Voit-on s'abattre l'aigle altier?

Non,—l'aigle vit tout seul sur la plus haute cime,

—Le tonnerre rugit en bas,

L'avalanche s'écrase et roule dans l'abîme;

Le torrent hurle:—il n'entend pas;

Immobile, de l'ongle étreignant quelque pierre,

Quelque bras de pin foudroyé,

Il attache au soleil son grand œil sans paupière,

D'ineffables lueurs noyé.