«Restons, enfant, restons: ce beau ciel toujours bleu,
Cette terre sans ombre et ce soleil de feu,
Brûleraient la peau blanche et ta chair diaphane.
La pâle violette au vent d'été se fane;
Il lui faut la rosée et le gazon épais,
L'ombre de quelque saule, au bord d'un ruisseau frais;
C'est une fleur du Nord, et telle est sa nature.
Fille du Nord comme elle, ô frêle créature!
Que ferais-tu là-bas sur le sol étranger?
Ah! la patrie est belle et l'on perd à changer.