Car ses têtes semblaient, avec leur blanche chair,

Un rêve de soleil par une nuit d'hiver.

Je restai bien longtemps dans la même posture,

Pensif, à contempler cette pâle peinture;

Je regardais le Christ sur son infâme bois,

Pour embrasser le monde ouvrant les bras en croix.

Ses pieds meurtris et bleus et ses deux mains clouées,

Ses chairs par les bourreaux à coups de fouet trouées,

La blessure livide et béante à son flanc;

Son front d'ivoire où perle une sueur de sang;