Sur le front endormi de son bleuâtre amant.

Par la porte d'ivoire et la porte de corne,

Les songes vrais ou faux de l'Érèbe envolés

Peuplent seuls l'univers silencieux et morne;

Les cheveux de la nuit, d'étoiles d'or mêlés,

Au long de son dos brun pendent tout débouclés;

Le vent même retient son haleine, et les mondes,

Fatigués de tourner sur leurs muets pivots,

S'arrêtent assoupis et suspendent leurs rondes.

O jeune homme charmant, couronné de pavots,