J'enlève cavaliers et chevaux dans ma trompe,

Et je les jette en l'air sans plus m'en soucier!

Les piques, sous mes pieds, se couchent comme l'herbe:

Je jette à chaque pas, sur la terre, une gerbe

De blessés et de morts.

Au cœur de la bataille, aux lieux où la mêlée

Rugit plus furieuse et plus échevelée,

Comme un mortier sanglant, je vais gâchant les corps.

Les flèches font sur moi le pétillement grêle