Les lances, ces épis de la moisson sanglante,

S'inclinent à leur vent en tranche étincelante,

Comme sous une pluie on voit pencher des blés.

Les glaives dentelés font d'affreuses morsures;

Le poignard altéré, plongeant dans les blessures,

Comme dans une coupe, y boit à flots le sang;

Et les épieux, rompant les armes les plus fortes,

Pour le ciel ou l'enfer ouvrent de larges portes

Aux âmes qui des corps sortent en rugissant.

Quelle férocité de dessin et de touche!