Coulent en ruisseaux d'or se mêler sous les ondes

Aux cheveux glauques des roseaux.

Voyez ces belles chairs, plus pures que l'albâtre,

Où, dans la blancheur mate, une veine bleuâtre

Circule en transparents réseaux.

Hélas! sur tous ces corps à la teinte nacrée,

La mort a déjà mis sa pâleur azurée;

Ils n'ont de rose que le sang.

Leurs bras abandonnés trempent, les mains ouvertes,

Dans la vase du fleuve, entre les algues vertes,