Entre ses maigres bras, comme une tendre épouse,

La mort les tient serrés sur sa couche jalouse

Et ne lâcherait pas un seul de leurs lambeaux.

A peine, au dernier jour, lèveront-ils la tête

Quand les cieux trembleront au cri de la trompette,

Et qu'un vent inconnu soufflera les flambeaux.

Après le jugement, l'ange, en faisant sa ronde,

Retrouvera leurs os sur les débris du monde;

Car aucun de ceux-là ne doit ressusciter.