Le Christ lui-même irait, comme il fit au Lazare,

Leur dire: Levez-vous! que le sépulcre avare

Ne s'entr'ouvrirait pas pour les laisser monter.

Mes vers sont les tombeaux tout brodés de sculptures;

Ils cachent un cadavre, et sous leurs fioritures

Ils pleurent bien souvent en paraissant chanter.

Chacun est le cercueil d'une illusion morte;

J'enterre là les corps que la houle m'apporte

Quand un de mes vaisseaux a sombré dans la mer;

Beaux rêves avortés, ambitions déçues,