Déchire d'un rayon la nuit qui nous inonde
Et nous fasse un portrait de la beauté du monde,
Pour nous montrer qu'il est encor loin des cités,
Malgré les feuilletons, de sévères beautés
Que du livre de Dieu la main de l'homme efface;
De l'air, de l'eau, du ciel, des arbres, de l'espace,
Et des prés de velours, qu'avril étoile encor
De paillettes d'argent et d'étincelles d'or.
—Enfants déshérités, hélas! sans la peinture,
Nous pourrions oublier notre mère nature;