Ils montent à l'assaut, pêle-mêle nageant,

Se dressant, secouant leur crinière d'argent,

Éparpillant en l'air leur queue échevelée,

Se mordant au poitrail, comme dans la mêlée,

Enivrés du combat, se mordent des chevaux

Au timon d'un quadrige attelés et rivaux,

Mais le roc fait crouler leur folle armée en pluie

Et semble au bord du gouffre un nageur qui s'essuie.

Tel un grand nom, battu des sots et des jaloux,

Voit à ses pieds se fondre et se perdre leurs coups.