Note 64: Poussin habita l'une de ces maisons: «Je fus conduit, le soir, raconte-t-il, dans l'appartement qui m'avait été destiné: c'est un petit palais, car il faut l'appeler ainsi. Il est situé au milieu du jardin des Tuileries. Il y a en outre un beau jardin rempli d'arbres à fruits, avec une quantité de fleurs, d'herbes et de légumes.... J'ai des points de vue de tous les côtés, et je crois que c'est un paradis pendant l'été....» [(retour)]
Note 65: Ce monolithe a 22 m. 83 c. de hauteur. Son poids total est de 220,528 kil. [(retour)]
Note 66: Voyez p. 49. [(retour)]
Note 67: «Les corps que l'Hôtel-Dieu vomit journellement sont portés à Clamart: c'est un vaste cimetière dont le gouffre est toujours béant. Ces corps n'ont point de bière; ils sont cousus dans une serpillière et mis dans un chariot traîné par douze hommes, qui part tous les jours de l'Hôtel-Dieu à quatre heures du matin; il roule dans le silence de la nuit; la cloche qui le précède éveille à son passage ceux qui dorment... Il peut contenir jusqu'à cinquante corps. On verse ces cadavres dans une fosse large et profonde: on y jette ensuite de la chaux vive. La populace ne manque pas, le jour de la fête des morts, d'aller visiter ce vaste cimetière, où elle pressent devoir bientôt se rendre à la suite de ses pères. Il n'y a là ni pyramides ni mausolées; la place est nue. Cette terre grasse de funérailles est le champ où les jeunes chirurgiens vont, la nuit, franchissant les murs, enlever les cadavres pour les soumettre à leur scalpel inexpérimenté.» (Mercier, t. III, page 232.) [(retour)]
Note 68: «Les plus pauvres, les chiffonniers par exemple, se réunissent par chambrées, couchent dans des espèces d'auges, sur des chiffons ou sur quelques poignées de paille. Chaque locataire garde auprès de lui sa hotte, quelquefois comble d'immondices, et quels immondices! Ces sauvages ne répugnent pas à comprendre dans leurs récoltes des animaux morts et à passer la nuit à côté de cette proie puante. Lorsque les agents de police arrivent chez les logeurs, ils éprouvent une suffocation qui tient de l'asphyxie; ils ordonnent l'ouverture des croisées, quand il y a moyen de les ouvrir, et les représentations sévères qu'ils adressent aux logeurs sur cet horrible mélange d'êtres humains et de matières animales en dissolution ne les émeuvent point: les logeurs répondent à cela que les locataires y sont accoutumés... La hotte du chiffonnier n'est pas seulement le réceptacle de son industrie, elle est encore le panier de son ménage. Il prend parmi les immondices tout ce qui peut servir à son usage, des racines, pour sa soupe, des morceaux de pain, des fruits et en général tout ce qui lui paraît mangeable.» (Frégier, Des classes dangereuses, t. II, p. 140, et t. I, p. 105.) [(retour)]
Note 69: Voyez page 85. [(retour)]
Note 70: A Clovis-le-Grand, fondateur de cette église. L'abbé et le couvent ont renouvelé d'un meilleur travail et d'une meilleure forme son tombeau, construit autrefois d'une pierre vulgaire et déformé par le temps. [(retour)]
Note 71: Voici comment madame de Sévigné raconte la procession de 1675: «Saint Marcel vint prendre sainte Geneviève jusque chez elle, sans cela on ne l'eût pas fait aller; c'étaient les orfèvres qui portaient la châsse du saint; il y avait pour deux millions de pierreries; c'était la plus belle chose du monde. La sainte allait après, portée par ses enfants, nu-pieds, avec une dévotion extrême. Au sortir de Notre-Dame, le bon saint alla reconduire la bonne sainte jusqu'à un certain endroit marqué, où ils se séparent toujours; mais savez-vous avec quelle violence? Il faut dix hommes de plus pour les porter, à cause de l'effort qu'ils font pour se rejoindre; et si par hasard, ils s'étaient approchés, puissance humaine ni force humaine ne pourraient les séparer: demandez aux meilleurs bourgeois et au peuple. Mais on les en empêche, et ils font seulement l'un à l'autre une douce inclination, et puis chacun s'en va chez soi.» [(retour)]
Note 72: Voici ce que dit Guy Patin de la procession de 1652: «Je ne vis jamais tant d'affluence de peuple par les rues qu'à cette procession. Je ne sais s'il s'y est fait quelque miracle; mais je tiens que c'en est un s'il n'y a eu plusieurs personnes d'étouffées. Si vous aviez vu tout cela, vous auriez appelé notre ville de Paris l'Abrégé de la dévotion.» (T. III, p. 5.) [(retour)]
Note 73: Voyez t. I, p. 173. [(retour)]