Toutes le sont ou désirent l'être; il n'y a guère que les convenances, les bienséances qui retiennent la plupart; et toute fille qui succombe même la première fois, dans un tête-à-tête, est déjà, dès le premier pas, putain décidée; la chemise, une fois levée, la voilà familiarisée avec son cul, autant que celle qui a joué du sien pendant dix ans.

Demande.

La putain qui procure de la jouissance à l'homme, peut-elle s'y livrer avec tous, sans s'exposer à altérer son propre tempérament?

Réponse.

Il est un milieu à tout; il serait très imprudent à une putain de se livrer avec excès au plaisir de la fouterie: une chair flasque et molle serait bientôt le fruit de ce désordre; mais il est un raffinement de volupté qui tient à la volupté même, et dont une adroite putain doit faire usage. Une parole, un geste, un attouchement fait à propos, offre à l'homme l'illusion du plaisir; il prend alors l'ombre de la volupté pour la volupté même; et comme le cœur est un abîme impénétrable, la putain consommée dans son art remplit souvent, par une jouissance factice, les vues luxurieuses de l'homme, qui se contente de l'apparence. Les femmes étant plus susceptibles et plus propres que tout autre à ce genre d'escrime, il dépend d'elles de donner le change à l'homme.

Demande.

Une putain doit-elle procurer autant de plaisir à un fouteur de vingt-quatre sous, qu'à celui qui la paie généreusement?

Réponse.

Il est certain que la putain devant vivre de son métier, et le foutre n'étant pas une substance qui puisse servir d'aliment, elle doit agir avec ce fouteur comme avec le père Zorobabel, et lui dire;

NESCIO VOS...

«Je vis du con comme vous de l'autel.»