Qu’importe si ta main en y touchant se brûle

Et si quelque douleur se réveille et t’étreint ?

Car le jour n’est jamais si beau qu’au crépuscule

Et le cœur si puissant qu’à son premier chagrin.

IV

Tu mourras. Tu le sais. Demain ou tout-à-l’heure

Tu rentreras au sein de la terre éternelle.

Mais, avant que la mort t’anéantisse en elle,

Il te plaît d’oublier que l’espoir est un leurre,

Et tu vas, ombre pâle à l’ombre condamnée,