—Pourvu qu’elle ne soit pas en voyage! pensai-je.
Mais aussitôt je pensai que son absence me tirerait d’embarras. Il me resterait à écrire, puisque Maurice ne voulait pas écrire lui-même, et je prévoyais que par deux ou trois lettres successives, je viendrais à bout de ma tâche avec plus d’habileté.
Oui, alors que j’étais parti de chez moi sans hésiter pour lui annoncer ce que j’avais à lui annoncer, je souhaitais, à mesure que j’approchais de chez elle, de ne pas trouver Marthe: une espèce de gêne m’envahissait.
Or, comme je descendais de voiture et payais le chauffeur, une jeune femme joyeusement me salua.
—Tiens! vous aussi? fit-elle.
C’était une amie de Marthe. Elle riait.
—Vous veniez voir les amoureux? Ils ne rentrent que demain.
—Ils ne rentrent que demain? répétai-je.
J’étais interdit.