Le capitaine réplique sans broncher:
—Vous auriez pu prendre Verdun, le premier ou le deuxième jour de votre offensive, oui, peut-être. Mais maintenant il est trop tard, vous ne l’aurez pas.
Le vieil oberst nous regarde attentivement, et sourit. Mais je ne saurais démêler s’il sourit parce qu’il a pitié de ce qu’il considère comme notre sottise, ou parce qu’il nous approuve.
Après un court conciliabule, le jeune leùtnant d’état-major qui nous a conduits transmet un ordre au téléphone.
Le vieil oberst nous dit:
—Un cuirassier va venir vous chercher. Il vous mènera au quartier général de la division, à Villes.
Puis, sans hésitation:
—Pourquoi votre artillerie vous a-t-elle tiré dessus hier?
Et il ajoute un jugement cruel sur nos artilleurs.
Mais le capitaine répond: