Il a ouvert le postichet.
—«Dieu vous garde!» dit-il.
Robert s’incline devant le vieillard. Puis il le salue au nom du Pape de Rome, et lui présente la lettre scellée.
L’ermite a pris la lettre. Il lit lentement, d’un bout à l’autre, sans rien omettre, et, à mesure qu’il lit, il s’émeut. Et quand il a tout lu, il s’assied. Il pleure.
—«Mon frère», dit l’ermite, «le malheur vous accompagnait quand vous êtes venu sur cette terre. Vous cherchez maintenant la pénitence des péchés dont vous êtes grevé. Hélas! il n’est pas d’homme qui fasse tant pour l’amour de Dieu qu’il soit capable de vous imposer la pénitence nécessaire. Quant à moi, je ne saurais m’y enhardir.»
Robert s’alarme. Il regarde l’ermite.
L’ermite continue:
—«Je vous promets du moins que je ferai pour vous tout ce que je pourrai. Demain matin, quand je serai au plus secret de mes oraisons, quand je croirai tenir Notre Seigneur, je le prierai qu’il daigne m’inspirer. Si Dieu veut avoir pitié de vous, il m’inspirera, et je saurai la pénitence qu’il vous impose. Repentez-vous jusque-là de vos péchés, mon frère, afin que demain vous en puissiez être lavé.»
Cependant l’ermite emmène Robert au logement qu’il lui destine. Il lui sert ensuite du pain, des œufs, et de l’eau, pour le remettre des fatigues de la journée. Puis il lui apporte de l’herbe. Et Robert se fait un lit, et se couche, car la nuit est venue.
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