Déjà je respirais.

En quelques phrases, elle me délivra.

Son mari avait un frère, plus vieux de cinq ou six ans, veuf depuis 1916. Ce frère, fort aimable, excellent garçon, dirigeait en province l’usine qui fournissait de couleurs la société de peinture, vitrerie et décoration dirigée par le cadet. Il venait à Paris plusieurs fois par mois. Et il emmenait souvent sa belle-sœur dans ses courses à travers la capitale. Et c’était bien simple.

Je n’avais rien à répondre. Pour employer ma confusion, je demandai:

—Il n’a pas d’enfants?

—Non. Il vit tout seul, en célibataire, à Argenton-sur-Creuse. Tu connais?

Je répondis non. Elle poursuivit:

—Gentille petite ville, avec des maisons anciennes en aplomb sur la Creuse, et un pâtissier de génie. Gentille petite ville, mais combien province, et d’une curiosité! Tu vois cela d’ici. Comme mon beau-frère ferait, au su de tout le monde, un enviable parti, tu penses que tout le monde est sur les dents. Les mères qui ont des filles, mon Mien, sont terribles.

—Et le beau-frère?

—Il ne veut plus entendre parler de mariage.